L'Argentine aborde ce Mondial 2026 en tenante du titre, mais son entrée en matière face à l'Algérie n'a rien d'une formalité. Si les champions du monde partent logiquement favoris, l'écart de classe ne se traduira pas nécessairement par une large victoire. Plusieurs signaux convergents invitent à la prudence sur un succès argentin par plus d'un but d'écart.
Un bloc algérien taillé pour la résistance
Le principal atout de l'Algérie dans ce match, c'est son système défensif. Petkovic l'a rodé face à l'Uruguay (0-0) et aux Pays-Bas (1-0) : un 5-4-1 compact, avec une priorité absolue à la sécurité. Contre les Néerlandais, ce plan a fonctionné au-delà des espérances, grâce notamment à un Luca Zidane décisif, auteur de plusieurs arrêts clés. Le gardien algérien arrive en pleine confiance, et sa forme actuelle est un facteur sous-estimé par la cote. Ajoutez à cela la motivation d'un groupe qui ne veut pas se contenter de figurer, comme l'a répété Petkovic, et vous obtenez une équipe difficile à manœuvrer.
L'Argentine avec un point faible à gauche
Du côté argentin, le principal problème est l'absence de Tagliafico, blessé au mollet. Son forcé contraint Scaloni à aligner Facundo Medina ou Lisandro Martínez au poste de latéral gauche. Ce n'est pas une solution naturelle, et cela réduit la capacité de débordement sur ce côté. Contre un bloc bas, chaque option offensive compte, et l'Argentine devra composer avec cette limitation. Par ailleurs, si Dibu Martínez est bien titulaire, sa fracture au doigt, même guérie, peut ajouter une once d'incertitude dans les duels aériens. Dans ce contexte, le scénario le plus probable est celui d'une rencontre maîtrisée par l'Argentine, mais pas d'un cavalier seul. Les hommes de Scaloni ont les armes pour gagner, mais la marge d'un but semble être la fourchette la plus réaliste.




